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Dimanche 18 septembre 2005

Le carnaval tel que l'on le connaît a fêté son centième anniversaire l'an dernier le premier cortège à vu le jour 1902 ou 1904 d’anciennes affiches en attestent  les premiers gilles Nivellois sont apparus il y 80 ans  avec ses géants Nivelles donne un plus au carnaval  avec ses animaux la licorne, le chameau, l’aigle, le dragon, le lion, le cheval Bayard, et le cheval godet. L’Argayon, l’agayonne et leur fils lolo sont bien entourés et présent dans la vie Nivelloise

Définition du mot carnaval : n.m italien carnaval. Mardi gras période de réjouissance profane et de divertissement

NIVELLES reste la principale cité carnavalesque de la région brabançonne il vous suffit de voir le monde qui suit le cortège du dimanche  et la multiplication des groupes  envie de venir au carnaval de Nivelles prenez rendez-vous pour l'année prochaine

 

 


http://www.carnavalnivelles.com/histoire%20ok.htm

par hologne publié dans : gille
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Dimanche 18 septembre 2005

La plume - d'une hauteur totale de 1m50 - est constituée avec 3 plumes d'autruche de 50 cm. A celle-ci vient s'ajouter une douzaine de petites plumes qui étofferont tout l'ensemble.

Le chapeau se constitue de 8 à 12 grandes plumes réalisées à l'aide de 240 à 290 petites.

Le frisage à la main de chaque grande plume au moyen d'un petit couteau donne le panache et la majesté caractéristiques du chapeau du Gille.

Le poids du chapeau est d'approximativement 3 kg.

Le tout est monté sur l'armature métallique recouverte de biais blanc sortant de la "buse" ou "forme" confectionnée en carton enveloppé de toile collée à la colle forte pour donner la rigueur nécessaire à ce support. Autrefois, cette forme était fabriquée à partir d'un simple chapeau "buse" d'où son nom.

Le chapeau est maintenu par une jugulaire en cuir blanc et posé sur la barrette, elle-même serrée par un mouchoir de cou passant sous le menton.

Il est bon de faire remarquer que le chapeau a également subit de nombreux changements depuis l'existence du Carnaval. Ainsi, il a vu sa forme s'arrondir. Plus vertical à ses débuts, le chapeau est devenu progressivement arrondis, voire carré chez certains louageurs. De plus, sa taille a également évolué. D'une hauteur approximative de 50 cm vers 1830, il est passé actuellement à environ 90 cm. Enfin, il est à signaler qu'il ne fut pas toujours réalisé en plumes d'autruche. En effet, au début, le chapeau était fait de plumes de coq et même de marabout. Les plumes d'autruche constituent un des apports au costume par les bourgeois du 19è siècle qui, en pleine prospérité, voulaient remplacer certains éléments anciens par des parties plus romantiques.

http://www.carnavaldebinche.be/page.phtml?rub=contenu&div=8&id=34
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Dimanche 18 septembre 2005
Airs de gille : il y en a 26.

Apertintaille : (masc.) ceinture de laine (rouge et or) cousue sur de la toile de jute et comportant des cloches de cuivre. Elle est portée par les gilles.

Barrette: (fém.) bonnet de coton blanc recouvrant complètement les cheveux du gille.
Elle permet aussi de rendre moins pénible le port du chapeau.

Batterie : ensemble 6 joueurs de tambour et d'1 grosse caisse (accompagnés de cuivres depuis le début des cortèges de l'après-midi jusque approximativement 23 :00)

bourré: remplir de paille la blouse du gille afin de lui façonner deux bosses (l'une devant, l'autre derrière). Le rôle du « bourreur » est généralement dévolu aux hommes ne faisant pas le carnaval, mais il n'est pas rare de voir des femmes « bourrer » leurs gilles.

chapeau de gille: constitué de plumes d'autruche et d'une « buse » de carton enveloppée d'une toile parsemée sur le devant de fleurs blanches, d'épis d'avoine, de blés dorés et d'étoiles. Il est porté lors du cortège du mardi après-midi (sauf s'il pleut, s'il neige ou vente trop fort), jusqu'à la tombée du soir. Entre 240 à 290 petites plumes sont montées sur une armature métallique afin de ne plus constituer que 8 à 12 grandes plumes de l m 50 (blanches ou colorées sur le bas), qui retombent en panache. Poids approximatif : 3 kilos. Le gille ne le possède pas en bien propre mais peut le louer avec son costume chez le louageur. Ce dernier le louera approximativement entre 100 et 200 € mais celui-ci lui coûte jusque 20 fois plus.

Collerette (ou pèlerine): constituée de rubans plissés, on l'attache autour du cou du gille,
par-dessus les bosses. Ses bords sont ornés de franches dorées ou de dentelles.

Louageur: personne spécialisée dans la confection et la location du chapeau et du costume
de gille. Il faut savoir que le gille ne possède pas son costume: il le loue. Nouveau chaque année, son coût pour le gille est d'approximativement 100 € (sans chapeau).

Masque de gille: il fait de toile recouverte de cire. Des lunettes vertes, des moustaches à
la Napoléon III et une barbiche le décorent. Il n'est porté que le mardi matin, pour se rendre à l'Hôtel de Ville. Fabriqué par un artisan binchois, la ville en a déposé le modèle auprès de l'Office Européen des Brevets et en a l'exclusivité: il ne peut en conséquence être porté qu'à Binche et n'est vendu qu'aux gilles par le biais de leur société.

Mouchoir de cou: carré plié de coton blanc, passant en-dessous du cou et lié au-dessus de la tête. Il maintient la barrette.

Paysan: autre personnage du Mardi gras. Vêtu d'un sarrau bleu, d'un petit chapeau orné d'une petite plume d'autruche et de longs rubans blancs, il porte une besace remplie d'oranges. Seuls les étudiants du Collège Notre-Dame de Bon Secours de Binche peuvent le faire (exclusivement réservé aux garçons jusque 18 ans).

ramon: jadis simple balai, le ramon actuel est formé d'un faisceau de baguettes de saule séchées et assemblées avec des ligaments de rotin. Le gille ne le porte que le mardi matin et lors des «Soumonces en batteries». Longueur: +/-25 cm.

Répétitions de batteries : manifestations ayant lieu les deux dimanche précédent les Soumonces (soit 5e et 6e semaines précédent le carnaval) où les sociétés auditionnent leur batterie dans leur local respectif. De nos jours, ces répétitions sont suivies de sorties en ville.

Sociétés carnavalesques : ce sont des associations qui s'occupent pour leurs membres (les gilles) de recruter une « batterie » (6 tambours et 1 grosse caisse) et des musiciens (ensemble de cuivres). La « société » est également chargée d'organiser toute la logistique liée au « ramassage » des gilles et les différentes activités qui permettront de récolter des fonds pour alléger la cotisation de ses membres (servant à payer la rétribution des musiciens). En effet, la participation au carnaval pour un gille et sa famille représente un certain budget : cotisations à la société, location du costume du Mardi
gras et achat de celui du Dimanche gras...et les frais satellites comme le champagne, les
consommations... Pour ce faire, chaque société organise également une « cagnotte ».
Les sociétés sont au total 14. Les sociétés de gilles sont au nombre de 11 (dont une exclusivement d'enfants : les petits gilles). Il y a également une société de paysans et deux de fantaisies (Pierrots et Arlequins).

Soumonces: manifestations se déroulant les quatre dimanches précédents le carnaval. Elles sont de deux types: les « Soumonces en batterie » (les deux premiers dimanches) : dès dix-sept heures, les sociétés sortent au rythme des tambours et grosses caisses dans le cœur de la cité; et les «Soumonces en musique» (les deux dimanches suivant) où un orchestre de cuivres vient se joindre aux batteries. Les participants portent alors le costume du Dimanche gras de l'année précédente. Ajoutons que les sociétés, réparties en deux groupes, ne sortent qu'une semaine sur deux. Les quatre
dimanche de Soumonces sont précédés par deux dimanche de « répétition de batterie ».
        
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Dimanche 18 septembre 2005
Plusieurs semaines avant le carnaval, les futurs gilles vont louer leur costume chez ceux que l'on appelle les louageurs. Ceux-ci confectionnent les costumes du personnage mythique, y compris leur chapeau de plumes. Certains confectionnent également le chapeau des Paysans. Il y a à Binche 4 maisons de louageurs, toutes de la même famille : les Kersten. Cela n'a pas toujours été le cas. Ainsi, avant la seconde guerre mondiale, il y avait énormément de familles dont le métier principal n'était pas réellement louageur. Ils étaient, à cette époque, tailleurs, cafetiers, Ainsi, le grand-père de Karl Kersten, l'un des louageurs actuels était cafetier-tailleur. Il faisait des costumes à la morte saison.

De plus, il n'était obligatoire d'aller sonner à une maison ayant pignon sur rue pour louer son costume. Il était fréquent de confectionner sa tenue soi-même. Les épouses se mettaient à l'ouvrage pour la famille, des amis, des voisins.


Le modèle des costumes, ses motifs, même le choix des couleurs étaient plus ou moins libres. Ce n'est qu'après la seconde guerre mondiale que la ville a établi un modèle à suivre. Le bourgmestre d'alors, Charles Deliège, a demandé à tous les louageurs de se réunir avec leur modèle et ils se mirent d'accord sur un modèle commun. Toutefois, il existe quelques différences entre les louageurs. Elles sont presque imperceptibles et demande un œil attentif. Elles se situent au niveau des pattes des lions, de la forme de certaines couronnes, des poches ou encore des motifs dorés de la buse du chapeau.

De nos jours, le métier de louageur est un métier à temps plein. Ceux qui en ont fait leur profession travaillent toute l'année et ne se cantonnent pas uniquement à la période carnavalesque. Vu qu'ils louent également pour d'autres carnavals de la région, cette période s'étend pour eux du Carnaval de Binche à Pâques. Dès le mardi de Pâques, ils commencent la confection des nouveaux costumes.

Quelques adresses de louageurs à Binche
Kersten Karl - 14 Rue de la Déportation - 7130 Binche - 064/333907
Kersten Louis - 255 Route de Mons(Waudrez) - 7131 Binche - 064/340557


http://www.carnavaldebinche.org/page.phtml?rub=contenu&div=6&id=26
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Dimanche 18 septembre 2005

C'est par les sons qu'ils font sortir de leurs instruments qu'ils parviennent à faire vibrer toute une ville. Par leurs " ra " et leurs " fla ", par les roulements et les coups secs qu'ils imposent à leurs baguettes en les frappant sur la peau de leur tambour, les tamboureurs rythment la vie du gille. Ils font vibrer le coeur des rois de la fête. Ils soutiennent la musique de l'orchestre aussi. Leur musique séculière aux origines quelque peu préhistorique, c'est comme un élan d'enthousiasme qui porte tout un folklore à bout de bras. Et parmi les tambours, un homme écrase sa " maïoche " sur la grosse caisse soutenue par celui qui semble en faire partie intégrante, le porteur de caisse.

Une batterie est en général composée de six tambours, d'un joueur et d'un porteur de caisse. Ce sont des musiciens passionnés qui ont appris à jouer entre amis, à l'école de tambour ou en étant pris en charge par un autre tamboureur expérimenté. Mais le plus important pour devenir un bon tamboureur, c'est d'aimer le folklore qu'il sert. Et cela est sans aucun doute plus facile lorsque l'on appartient à une famille de tamboureurs. Il y en a eu plusieurs à Binche dont certaines existent toujours. Ce sont par exemple les Brûlez, les Delporte, ... ou les P'tits Cos.

Les P'tits Cos, il n'en reste plus qu'un : Armand Bougard. Mais jusqu'au Carnaval 1998, Léon était encore de la partie. Ils ont toujours joué pour la société des Indépendants. Léon a joué pendant 65 ans pour le Carnaval de Binche. Il fut chef de batterie. Tout comme son fils, Armand qui lui a succédé. Un rôle qu'il tient avec brio d'ailleurs. Un chef de batterie, ce n'est jamais qu'un tamboureur parmi d'autres mais son rôle est toutefois très important pour la bonne tenue d'une batterie. C'est en effet lui qui s'occupera de recruter pour rassembler une batterie au complet. C'est lui aussi qui se chargera des relations avec le comité de la société pour laquelle il joue.

Pour être un bon tamboureur, sans nul doute, il faut aimer le carnaval, il faut aimer son instrument. Celui-ci, bien souvent, ils l'ont hérité de leur famille. Des tambours vieux de plusieurs générations qui donnent un son parfait. Les tambours ont évolué au fil des ans et les plus anciens sont les plus recherchés. La qualité à tendance à se perdre. Toutefois, quelques fabriquant tachent de la conserver. Ainsi, Jocelyn Lebon perpétue le métier que sa famille a entamé il y a de cela plusieurs générations. Avec l'évolution des tambours, les sons ont changés. Avant en peau de veau, les tambours donnaient un son plus gras. Les peaux synthétiques actuelles rendent quant à elle un son plus sec.

Mais dans l'un ou l'autre cas, l'ambiance qu'ils mettent s’accompagne toujours d'un contact très proche avec les gilles. Il suffit pour s'en rendre compte de les observer le temps d'un " avant-dinner ". Vous verrez les regards pétillants se croiser, les clins d'il s'échanger. Ces sourires viennent ajouter une dimension inexplicable à la force des roulements des baguettes. C'est sans doute cela aussi la magie qui fera dire aux gilles, alors que la batterie vient de s'arrêter devant le café : " C'était une belle celle-là !

 

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Dimanche 18 septembre 2005

 

Aller dans : Sonorisation, .....puis, compositeur,....là, tu auras "(vide)", tu cliques sur un de ces "(vide)" et là tu peux commencer :
Taper sur le chiffre 3, puis *étoile , puis, sur 8, puis encore 8 (à ce stade doit s'inscrire : 16e2), puis, la touche 0 (à ce stade tu auras 16- écrit), ensuite,chiffre 4 (...tu as : 16f2), puis 0 (16-),puis 5, 9, 9 (tu as : 4g2), puis, 3, 8, (tu as : 8e2), puis 1 (8c2), 5 , 9 (4g2), 5, 8, 8 (16g2), 0 (16-), 6 (16a2), 0 (16-) , 5, 9 (8g2), 4, 8 (16f2), 3 (16e2), 2 (16d2), 0 (16-), 6 (16a2), 0 (16-), 6, 9 (8a2), 5 (8g2), 3 , 8 (16e2), 0 (16-), 4 (16f2), 0 (16-) , 5, 9, 9 (4g2) , 3, 8 (8e2), 1 (8c2), 5 , 9 (4g2), 5, 8, 8 (16g2) , 0 (16-) , 6 (16a2), 0 (16-) , 5, 9 (8g2), 4, 8 (16f2) , 3 (16e2) , 2 (16d2) ,
0 (16-) , 5 (16g2) , 0 (16-) , 1, 9, 9 (4c2) voilà le travail pour l'aubade

Aller dans : Sonorisation,...puis, compositeur..., là, il ya « vide », cliquez sur un de ces « vide » et on tape dans l'ordre :
5,8,8,0,1,*,0,3,9,9,1,8,8,0,1,0,5,*,*, 9, 0, 5, 8, 6, 5, 4, 3, 9, 5, 8, 0, 1, *, 0, 3, 0, 3, 9, 2, 8, 0, 2, 0, 3, 0, 4, 9, 9, 2, 8, 8, 0, 7, *, *, 0, 5, 9, 0, 5, 5, 8, 5, 5, 0, 5, 0, 4, #, 5, 6, 7, 1, *, 9, 9
Cela doit être inscrit comme ceci sur votre gsm : (16g1, 16-, 16c2,, 16-, 4 e2, 16c2, 16-, 16c2, 16-, 16g1, 8g1, 8-, 16g1, 16a1, 16g1, 16f1, 8e1, 16g1, 16-, 16c2, 16-, 16 e2, 16-, 8e2, 16d2, 16-, 16d2, 16-, 16 e2, 16-, 4f2, 16d2, 16-, 16b1, 16-, 8g1, 8-, 8g1, 16g1, 16g1, 16g1, 16-, 16g1, 16-, 16#f1, 16g1, 16a1, 16b1, 4c2) ...voilà pour « Sans Souci »......

16d3 16d3 8d3 8d3 8d3 16d3 16d3 8d3 8d3 8d3 16d3 16d3 8d3 8d3 8d3 16d3 16e3 16d3 16c3 4b2 16g2 16a2 8b2 16g2 16a2 8b2 8b2 4a2 16c3 16c3 8c3 8c3 8c3 16c3 16d3 16c3 16b2 4a2 16#f2 16g2 8a2 16#f2 16g2 8a2 8a2 8a2 4g2 voilà pour polca marche

2 8 8 * 0 3 0 4 0 5 9 9 3 1 2 8 8 0 2 2 2 0 5 0 3 2 0 3 0 4 0 5 9 9 3 1 2 8 8 0 2 2 2 0 5 0 1 9 9 voilà pour l'aire des paysant

1,8,8,8,1,1,1,1,0,0,0,0,1,9,1,1,0,1,1,0,1,1,0,1,8,1,1,1,1,0,0,0,0,1,9,1,0,1,9,1,8,1,0,1,1,0,0 voilà pour l'avant dinner
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Dimanche 18 septembre 2005

Le folklore nivellois peut s'enorgueillir d'avoir eu, plus tôt qu'aucune autre ville des anciens Pays-Bas, un géant processionnel humain.Son existence est prouvée dès avant 1367 et sans doute existait-il plus tôt.
Le géant nivellois s'est appelé successivement Goliath, Gholiath, Golyas, Golias. Le nom primitif de Goliath, attesté en 1457, prit assez tôt la forme de Golias relevée dès 1515 jusqu'en 1574, c'est-à-dire jusqu'au moment où les troubles politiques et religieux suspendirent momentanément beaucoup de solennités et coutumes communales. Lorsque le géant revit le jour en 1584, on l'appela l'Agayon et l'Argayon pour la première fois en 1500.
L'ancienneté d'âge de l'Argayon contraste avec la tardivité de son mariage. Le géant nivellois qui suffisait seul à son bonheur et au plaisir du peuple, ne reçut une épouse qu'en 1645 : L'Agayonne. Le mariage fut heureux et, plus tard, un fils naquit : le Lolô, à la physionomie pouparde et portant au cou sa légendaire tétine.
Comme beaucoup d'institutions vénérables, les géants de Nivelles n'échappèrent pas à la volonté réformatrice de Joseph II. Le 10 mai 1786, il défendit aux géants d'accompagner la procession, et le 26 mai de la même année, il les fit vendre à l'encan. La vente produisit 123 florins 2 sous.
L'Argayon, sa femme, son fils et le cheval-Godet reparurent aux fêtes nationales de 1806. On trouve trace d'une autre sortie en 1854 ; sortie néfaste d'ailleurs, au cours de laquelle le géant fit une chute dans la Thines. Cette mésaventure lui valut de rester enfermé jusqu'en 1878. Après 1878, nouvelle claustration jusqu'en 1888. Le 13 juillet 1890, ils assistent, habillés de neuf, à un grand cortège organisé à Bruxelles, à l'occasion du 25ème anniversaire de l'avènement du roi Léopold II. C'est au cours de ce cortège que l'Argayonne, en pleine rue, perdit la tête.
Nos géants ne rentrèrent à Nivelles que le 12 octobre mais leur retour fit l'objet d'une réception triomphale. On les vit aussi à Lille en 1892 et, après la première guerre mondiale, à Bruxelles, lors de l'Exposition Universelle de 1935.
L'aigle, la licorne, le lion, le dragon et le chameau avaient également été vendus en 1786. On envisagea de les reconstruire en 1889, puis en 1912. Finalement, seuls le lion, le dragon et le chameau furent reconstitués en 1926, soit 140 ans après leur disparition.
Les géants nivellois et leur ménagerie furent, eux aussi, victimes des bombardements allemands de mai 1940 et détruits.
Restaurés après la guerre d'après des croquis de Paul Collet datant de 1929, l'Argayon, l'Argayonne, le Lolô et le cheval-Godet firent leur première sortie à Nivelles le 21 mai 1950.
La reconstitution de la ménagerie fut assumée par l'Office du Tourisme. Le premier animal, la licorne, a pu sortir le 28 février 1982 ; le chameau a fait sa réapparition en 1983 et l'aigle en 1984. Suivirent enfin le dragon et le lion. Enfin le Cheval Bayard a pu renaître, après 400 ans, le 28 septembre 2001.
Notons que les géants nivellois ont beaucoup voyagé après la deuxième guerre mondiale. Retenons surtout que l'Argayonne a affectué en 1978 un long déplacement à Birmingham (Alabama, États-Unis) où, avec le géant d'Ypres, elle représentait les géants de Belgique à l'occasion d'une semaine belge organisée du 13 au 25 avril.
Aujourd'hui, l'Argayon, l'Argayonne, le Lolô, le cheval-Godet avec leur ménagerie, ne manquent jamais une occasion pour s'associer à la joie populaire, ne fut-ce qu'en faisant le tour de la Grand-Place. Et c'est avec plaisir que petits et grands contemplent leur silhouette chaque fois qu'ils participent à un cortège ou président à quelque joyeuse manifestation.

 



http://www.tourisme-nivelles.be/les_geants.htm
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Dimanche 18 septembre 2005

De toile recouverte de cire, aux lunettes vertes et aux moustaches ainsi qu'une mouche à la Napoléon III.

Jusqu'au début du XXème siècle, le Gille restait masqué pendant la plus grande partie de la journée. De nos jours, le masque est porté durant la matinée jusqu'à la réception à l'Hôtel de Ville.

Le Gille est un grand prêtre qui célèbre le renouveau du printemps; il accomplit un rite mais n'agit pas en son nom personnel. Il convient donc qu'il ne soit pas reconnu.

Binche a toujours eu le monopole d'utilisation de ce type de masque. En son temps, Charles Deliège, Bourgmestre de la Ville, passa une convention entre la firme César de Saumur et la Ville. Mais cette firme passa à la fabrication en série, avec des matières de base peu conformes à l'usage, comme le plastique. Il n'était plus possible de lui confier la fabrication de nos masques - seule, la cire est autorisée - alors que d'autre part, la réserve de la ville s'épuisait.

Monsieur Jean-Luc Pourbaix, artisan binchois, se préoccupa du problème. Après bien des années de recherches, il trouva la solution.

L'administration communale de Binche en a déposé le modèle, au mois d'octobre 1985, auprès du Bureau Bénélux des Marques à la Haye et en a l'exclusivité. Le modèle est maintenant protégé: il ne peut être copié, commercialisé et porté ailleurs qu'à Binche. Ce dépôt de marque est renouvelable tous les dix ans et indéfiniment.

Le masque de Gille ne peut être vendu qu'aux Gilles de Binche qui le portent le Mardi-Gras matin.

http://www.carnavaldebinche.be/page.phtml?rub=contenu&div=8&id=34
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